Petit traité sur la Tolérance

Publié le par jardins Volpette

Petit  traité sur la Tolérance

En écho à l’édito du Président, je vous propose de cultiver la tolérance dans nos jardins ! Mais mon propos sera plus terre à terre (c’est là que poussent nos légumes) et s’adresse aux jardiniers qui s’énervent, pestent et sulfatent les « indésirables », les « nuisibles », les « adventices »…

Aussi je vous propose un petit traité sur la tolérance, non point que je veuille copier Voltaire, je lui emprunte juste le titre de son livre, ma réflexion porte sur notre capacité à accepter que la nature, dans sa diversité, vienne perturber l’espace personnel qu’est mon jardin, bien bordé, bien clôturé. C’est moi qui commande et tout ce qui vient, sans que j’en décide, me dérange.

Accepter quelques pertes de légumes m’est intolérable, pourtant ils ne sont pas perdus pour tout le monde puisqu’ils ont été boulotés par quelque chenille, puceron, oiseau, limace, campagnol, j’en passe et des meilleurs.

Petit  traité sur la Tolérance

Et oui il faut que tout le monde mange et la part du pauvre devrait faire partie de nos habitudes, car sans chenille pas de papillon, sans puceron pas de coccinelle, sans oiseau pas de chanson, ok pour les limaces et les campagnols, je concède que je ne sais pas en quoi ils me sont utiles au jardin, mais ils sont là et c’est mon ignorance qui m’empêche de voir leur utilité.

Comme tous les jardiniers je peste quand la taupe bouleverse mes semis, mais je lui pardonne car elle se charge de croquer vers blanc et autres taupins, et puis ça m’oblige à chercher des astuces pour éviter les désastres sans être obligée d’empoisonner mes légumes et moi avec.

Je vous rappelle que Blanche Neige avait croqué une pomme empoisonnée et que sans le prince charmant elle dormirait encore.

Petit  traité sur la Tolérance

Depuis 30 ans je jardine sans utiliser de produits chimiques et mes légumes sont aussi bons et beaux que ceux qui sont traités et moins nocifs pour la santé.

A ce stade de mes élucubrations vous devez vous dire : « ça a à voir quoi avec la tolérance ? ». Ça a à voir qu’il faut chercher à savoir et à comprendre comment fonctionne notre écosystème pour vivre en paix (avec nous-mêmes et avec la nature) dans nos jardins.

En conclusion je vous offre la chanson d’Hugues Auffray : Un mur, Un ruisseau, Un jardin et des fleurs.

Josefa Bolivar, section Michon.

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Un mur, un ruisseau, un jardin et des fleurs

Hugues Auffray

 

Quand je suis loin

Quand je m’ennuie

Tout seul le soir

Parfois je pense

A mon village, à mon pays

A la maison de mon enfance

J’y pense souvent

Je garde présent en moi

 

Refrain :

Un mur, un ruisseau, un jardin et des fleurs

Le chant d’un oiseau, le clocher sonnant l’heure

On garde toujours

Toujours au fond du cœur,

Un mur, un ruisseau, un jardin et des fleurs

 

Avec le bleu des océans

Avec le blanc des fleurs de Mai

Et les bleuets de nos printemps

Et la fraîcheur de nos muguets

J’ai mis dans mon cœur

Un pavot couleur de sang

 

Refrain

 

Publié dans portrait jardinier

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Commenter cet article

Samir 30/04/2020 16:14

Merci pour ce post. L'ignorance est souvent à l'origine de l'intolérance. Le carabe, le cétoine, la musaraigne ou même l'orvet sont souvent tués alors que ce sont nos alliés. Le bon jardinier doit savoir créér l'équilibre entre proi, prédateurs, et production potagère. Mais c'est pas facile :)

Jacques EMMELIN 21/11/2015 13:31

Bravo, pour cette belle réflexion et ce beau texte.

c'est vrai qu'il faut aussi penser a laisser vivre la nature!