Quand le brouillard s'installe
La vie est un joyau indescriptible, de la naissance en passant par toutes les tranches d’âge, elle offre un florilège incessant de surprises, de joies et de bonheurs.
Je vous vois venir, vous allez penser que ce sont de bien belles paroles qui, trop souvent, sont aux antipodes de la réalité.
Nous n’allons pas ressortir l’image du verre à moitié plein et du verre à moitié vide, mais il y a pas mal à méditer sur le sujet.
Quand le «sillon» de la vie se trace facilement, quand les souhaits se réalisent les uns après les autres, quand rien ou presque ne vient noircir le tableau, la vie est vraiment un cadeau.
Par contre, quand elle est parsemée de MAIS, ces 4 lettres qui nous font trembler si souvent, la vie peut vite virer au cauchemar.
Quelles que soient nos origines, quelle que soit notre éducation, nous avons tous des sujets d’inquiétude, mais les humains ne réagissent pas tous de la même manière devant un problème. Quand le brouillard s’installe, la vraie nature d’une personne se manifeste inévitablement.
Prenez l’exemple des catastrophes naturelles, si certains s’effondrent lorsqu’ils constatent qu’ils ont tout perdu, d’autres relèvent immédiatement leurs manches et avec énergie, se lancent dans l’aventure de tout refaire.
Cela peut être la perte d’un emploi, avec tout l’effroi que cela peut jeter sur une vie, là encore, certains se démènent comme des fous pour rebondir et trouver un autre travail, pendant que d’autres perdent tous leurs moyens, se pensant inutiles alors qu’il n’en est rien.
Mais le brouillard le plus épais, qui parfois s’installe dans une vie, c’est ce que nous redoutons tous : la maladie.
Toutes les maladies n’ont pas le même impact psychologique sur nous.
Il est évident qu’un simple rhume n’est pas aussi stressant qu’une maladie grave dont l’issue est incertaine. De nombreuses études montrent que la guérison passe souvent par une phase mentale constante. Se savoir malade est une chose, être convaincu de pouvoir guérir en est une autre.
Si s’informer sur sa maladie est indispensable, passer ses journées sur internet, pour lire les commentaires de pseudos médecins, chirurgiens, etc… ne fait qu’ajouter de l’angoisse à une situation qui l’est déjà suffisamment.
Quand c’est possible, garder une activité physique comme la marche, permet de s'évader et de penser à autre chose.
Quand les traitements sont lourds et qu’ils affaiblissent nos forces, la lecture d’un bon livre, même si ce sont quelques pages à la fois, est une bonne option également.
Écouter de la musique, regarder des reportages sur des voyages dans différents endroits de la planète, s’avère également bénéfique pour l’équilibre psychologique.
L’entourage peut lui aussi s’avérer salutaire, à condition que ceux qui nous entourent comprennent que la maladie a parfois des effets pervers sur le caractère du malade. «Tu n’es plus le ou la même» disent certains. Ils ont raison, la maladie change souvent le caractère. C’est un peu normal et il faut l’accepter, sans toutefois que cela dépasse les limites, car la maladie n’autorise pas tout.
Nous n'aurons de cesse de souhaiter beaucoup de courage à celles et ceux qui luttent au quotidien pour se "sortir" de ce mauvais pas.
Comme les véhicules, utilisons nos antibrouillards jusqu'à ce que le jour reprenne le dessus, nous permettant d'avancer plus sereinement avec ceux que l'on aime.
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