La courtilière ou taupe grillon

Publié le par DP

Image wikipedia

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Connue depuis l’Antiquité, cet insecte étonnant s’est répandu sur beaucoup de continents : Amérique du Sud, Océanie, Afrique du Nord, etc. mais aujourd’hui les entomologistes constatent une diminution inquiétante de sa population. 


On la rencontre quelques fois au sein de nos jardins, car elle aime les sols légers, meubles et frais, ce qui fait qu’un jardin bien travaillé lui offre un habitat de choix.


Notre petit insecte fouisseur de 5 cm de longueur ne passe pas inaperçu avec son corps massif, robuste, duveteux avec une robe marron ou brun-roux sur le dessus et un abdomen orange ou jaune dessous.


Au niveau de sa tête, elle possède deux organes buccaux puissants capables de broyer ou de couper tout ce qui se trouve sur son passage lorsqu’elle creuse ses galeries.

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Elle est pourvue d’ailes transparentes  qui lui permettent de se déplacer d’un potager à l’autre.


Elle creuse  de longs tunnels souterrains entre 20 et 40 cm sous la surface de la terre, la particularité de ces tunnels est leur entrée en forme de cône  semblable à un cornet acoustique de gramophone.


Cette forme permet à notre courtilière mâle d’émettre un chant grave et continu perceptible les nuits de printemps à plus  à 600 mètres autour du terrier pour courtiser une belle qui viendrait à passer dans les parages.


Le cycle de reproduction est lent, il dure deux ans. La femelle dépose 300 à 400 œufs dans une galerie souterraine et après être passée  au stade de larves, et  subit deux mues, nos larves entrent en hibernation. Dès que le printemps revient et que le soleil réchauffe la terre, les larves subiront encore trois mues avant de devenir adultes et de se reproduire pour assurer la pérennité de l’espèce.


Notre courtilière est omnivore, elle se nourrit de végétaux, mais également de vers de terre, de larves ou d’autres insectes.
Ses  principaux prédateurs sont les oiseaux, les rats, les renards, les chats, l’homme  et ses pesticides.


Notre courtilière, bulldozer des jardins, n’est pas considérée comme menacée en France, mais beaucoup de pays ont constaté sa raréfaction, dans beaucoup d’entre-eux elle est classée comme étant en voie d’extinction.
DP

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